Valls: oui à l'harmonisation des retraites

Valls: oui à l'harmonisation des retraites
Manuel Valls (PS) (Essonne) s'est dit dimanche favorable à l'alignement des régimes spéciaux de retraite sur ceux de la fonction publique et a jugé que son parti "aurait dû être plus clair" sur ce point pendant la campagne électorale.

Publicité
Interrogé par France 2 sur cette réforme à l'origine des grèves dans les transports, le député-maire PS d'Evry a répondu: "oui, il faut harmoniser les régimes spéciaux sur les 40 années de cotisation de la fonction publique".

"Nous aurions gagné en clarté à le dire il y a quelques mois pendant la campagne électorale", a-t-il expliqué, en avançant deux arguments: "des raisons financières parce que (ces régimes) sont en déficit" et "des raisons d'équité, car nos concitoyens ne comprennent pas ces différences".

"Je crois que c'est la position du Parti socialiste, même si au pouvoir, nous aurions fait sans doute différemment les choses", a poursuivi M. Valls. "Nous aurions sans doute ouvert une négociation plus large sur l'avenir des retraites, nous aurions mis tout de suite en discussion la question de la pénibilité et surtout des salaires".

"Mais sur le principe", a redit le responsable PS, "notre position aurait dû être plus claire".

# Posté le dimanche 18 novembre 2007 15:12

Manuel Valls souhaite de profonds changements de la vision du PS

Le député socialiste Manuel Valls souhaite de profonds changements dans la position du Parti socialiste sur les retraites et les 35 heures et se prononce pour l'allogement de la durée des cotisations et la fin des régimes spéciaux dans un entretien publié lundi dans Les Echos.

Le député-maire d'Evry estime que le PS "doit se battre avec les partenaires sociaux pour préserver le système de retraites par répartition". Mais pour cela il faut "dire la vérité aux français: L'allongement de la durée de vie rend inéluctable la hausse du nombre d'années de cotisations et les régimes spéciaux doivent être alignés sur le régime général".

A propos des 35 heures, M. Valls estime que leur généralisation ne lui "semble plus adaptée". "S'il y a besoin d'augmenter la durée du travail dans certains secteurs (...) nous devons pouvoir le faire par la négociation". Il faut tourner la page des 35 heures et penser la durée du travail sur toute une vie".

Concernant l'entreprise, le député socialiste veut la mettre "au coeur du projet" socialiste, "notamment les PME car ce sont surtout elles qui créent de la richesse".
# Posté le lundi 10 septembre 2007 06:18

"Etre premier secrétaire d'un parti qui ne tranche rien, ça ne sert à rien"

"Etre premier secrétaire d'un parti qui ne tranche rien, ça ne sert à rien"
Manuel Valls, député-maire d'Evry (Essonne) qui incarne la jeune garde du parti, a pour sa part souligné que si l'université d'été du PS à La Rochelle n'était "jamais un rendez-vous décisif", c'était "un thermomètre de l'état du PS" et les responsables "devaient y être".
Pour Manuel Valls, qui ne cache pas ses ambitions de "porter un jour les idées d'une gauche moderne", il faut commencer par "la rénovation des idées pour rebâtir une doctrine et des propositions, ce qui n'a pas été fait depuis longtemps".
"Les évolutions du monde sont telles que l'on ne peut que constater l'épuisement des idées de la gauche", a-t-il affirmé.
Vilipendant notamment "une direction de 70 personnes qui se réunissent le mardi et ne produisent rien", il estime qu'il faut aussi "changer l'organisation du PS. "Etre premier secrétaire d'un parti qui ne tranche rien, ça ne sert à rien", a-t-il affirmé.
Les jeunes "quadras", qui s'étaient retrouvés en juillet à Evry, devraient tenir une nouvelle réunion fin septembre à Tours, pour "consolider" leur mouvement
# Posté le vendredi 31 août 2007 15:54

"Une grande partie des idées de gauche se sont épuisées"

"Une grande partie des idées de gauche se sont épuisées"
Manuel Valls, député-maire PS d'Evry, estime qu'"une grande partie des idées de gauche se sont épuisées" et qu'il "faut sortir des carcans et des écuries présidentielles qui ont ankylosé le PS", dans une interview au site leFigaro.fr, à paraître mercredi dans le quotidien.


"Nous sommes au bout d'un cycle: une grande partie des idées de gauche se sont épuisées. Pour que le PS retrouve une crédibilité, il doit être porteur d'un projet vraiment différent. (...) Si nous ne changeons pas en profondeur notre logiciel, nous resterons durablement dans l'opposition", déclare-t-il.

"Nous pouvons faire un bout de chemin avec la majorité, à condition qu'elle nous entende, sur des sujets qui peuvent faire consensus. Je pense aux moyens qu'il faut donner à la justice, à la lutte contre la criminalité ou encore au dossier de l'immigration", ajoute Manuel Valls.

Pour le député-maire d'Evry, "il faut un changement à la tête" du PS, "c'est incontestable et attendu par les Français". Mais, ajoute-t-il, "cela ne suffira pas à régler nos problèmes. Il faut aussi changer nos formes d'organisation et de débat pour être véritablement en phase avec la société".

Quant à Ségolène Royal, il estime qu'"elle a un rôle éminent à jouer", qui "doit être intimement lié à la rénovation des idées".
# Posté le mardi 21 août 2007 15:16

L'Union syndicale des magistrats estime que la récente loi "ne résout pas le scandale du manque de moyens de prise en charge de ce type de criminels".

L'Union syndicale des magistrats estime que la récente loi "ne résout pas le scandale du manque de moyens de prise en charge de ce type de criminels".
L'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) déplore "un manque chronique et scandaleux de moyens" pour prévenir la récidive des délinquants sexuels. Dans un entretien paru dans Le Parisien/ Aujourd'hui en France du vendredi 17 août, le président de l'USM Bruno Thouzellier estime que la récente loi de lutte contre la récidive, qui prévoit notamment de renforcer le suivi socio-judiciaire, "n'est qu'affichage supplémentaire", "n'énonce rien de neuf et ne résout pas le scandale du manque de moyens de prise en charge de ce type de criminels".
Bruno Thouzellier a notamment commenté le drame de Roubaix, où le petit Elis a été enlevé par un homme déjà condamné pour viols et agressions sur mineurs, et qui était sorti récemment de prison sous le régime de la "surveillance judiciaire". L'homme devait notamment suivre un traitement hormonal.

Pulsion

Pour l'USM, les mesures exitantes "visent à ne pas laisser ces gens dans la nature". Mais "l'extrême difficulté, dans le cas d'un criminel sexuel, et surtout d'un pédophile, c'est qu'elles ne l'empêchent pas de passer à l'acte car le délinquant sexuel agit sous l'effet de la pulsion et non de la raison ou du calcul".
"S'y ajoute un contexte où le suivi médical en prison -qui pourrait notamment jauger la dangerosité de ces individus- est quasi inexistant et où les structures spécialisées chargées de gérer la sortie de prison souffrent d'un manque chronique et scandaleux de moyens", a déclaré Bruno Thouzellier.
# Posté le vendredi 17 août 2007 10:14